samedi 23 août 2008

Lost in my own country (?)

C'est horrible comment les choses peuvent changer, passer une partie de sa vie dans un pays qui vous deviendra hostile par la suite. Et cela malgré les sourires, les aides, leurs présences... On se sent déphasé dans cet univers hypocrite où l'apparence semble être la règle première. On sent con à être le seul hippie à être végétarien dans une famille normale, on se sent déconcerté quand on salue quelqu'un, naturellement, pour se retrouver sans aucune réponse. Il y a des moments où on frise le malaise en plein supermarché, où tout devient noir, où les sons paraissent insupportables... Vous vous agrippez faiblement au caddie pour ne pas tomber. Vous avez horriblement mal aux tympans. Vous ne vous entendez plus penser, il n'y a que cette musique immonde, ces cris, ce blablatage intensif, ces sonneries, ce bruit des machines... votre tête est sur le point d'exploser.
Puis vous vous sentez obligé de rentrer dans le moule, de mettre de côté une veste des années 90 juste parce que vous en avez marre de sentir des regards peser sur vous depuis que vous êtes ici, vous faites l'achat de trucs parfaitement inutiles, juste pour rentrer dans le moule, passer inaperçu. Car vous ne supportez plus ce pays.

M-1.

Ça doit être ça le mal du pays.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Parfois il n'y a même pas besoin de vivre dans un autre pays pour se sentir étranger dans son pays natal.

Cette après-midi en ville, je regardais les gens et j'ai été frappée de constater à quel point je n'étais pas à ma place.