Il est temps pour lui de fermer les yeux et d'écouter.
...
Le Big-Bang est loin, ainsi que son apocalypse. Le stress est parti, temporairement.
Mais il est agréable de ressentir cette sérénité nouvelle où tout semble s'emboîter, éliminant le néant où règne le doute et les peurs.
On ne sait pas pourquoi on explose de rire à quatre heures du matin en observant quelqu'un dormir, on n'explique pas ce trouble qui agite l'espace-temps quand ils sont là et qu'elle va bien. Et même ce bordel monstre, cette espèce de canicule française et la fin qui s'approche, ne fait office que de décor dans cet univers fantastique.
Fantastique.
Et il observe, un sourire en coin, un casque ne lui appartenant pas collé contre ses oreilles. Il observe la sérénité au rythme de Sigur Ròs.
Festival. Et ses airs de rencontres, d'amour à la Moulin Rouge, de rires, de début, et de fin. Il n'y avait pas de meilleure musique pour illustrer le mois estival de cet univers et la fin d'un autre univers où le morceau orchestre un pistolet planté dans sa propre bouche.
Cette musique explose contre ses tympans dans un crescendo palpitant où l'inspiration le prend aux tripes et où il observe, calmement.
Festival. Ce mois est un véritable festival.
Et il pense, au risque de se répéter, que c'est vraiment agréable de ressentir.
vendredi 8 août 2008
l'Art d'écouter et de ressentir
Publié par Silver à 8/08/2008 03:53:00 PM
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