mercredi 28 février 2007

Le Labyrinthe de Pan




Après avoir (encore) regardé le Labyrinthe de Pan, je me suis aperçu avec honte que je n'avais encore pas écrit d'article à ce sujet... (d'ailleurs faudrait que V en ai un aussi)


L'histoire :

1944.

Espagne.


En plein coeur d'une espagne franquiste, une jeune fille au nom d'Ofélia - dont le père est mort durant la guerre - arrive avec sa mère enceinte qui s'est remariée avec le Capitaine de l'armée Franquiste, Vidal.
Dès son arrivée, Ofélia découvre un mysterieux labyrinthe de pierres et tout ce qu'elle avait lu dans ses livres semblaient se réaliser... Entrainée au coeur du Labyrinthe par des fées, elle rencontre le Faune.
Celui ci lui apprend qu'elle est la princesse du royaume souterrain, qui avait pris la fuite pour vivre au sein des humains il y a des années... Mais pour revenir à son trone, elle devra accomplir trois tâches extrèmement dangereuses.

Conclusion du résumé :

Vu comme ça, faut avouer qu'on s'attend à un truc du style Alice au pays des merveilles complètement gnagnan et superficiel à souhait avec de petites fleu-fleurs, des animaux parlants et tout le tra-lala habituel pour les petits zenfants. Et ben non. Du tout. L'histoire magique est plutot mise de coté alors que la réalité s'impose très (trop ?) brutalement avec les horreurs de la guerre.

Attention :

Vous frissonnez face à un Gremlims ? Vous ne supportez pas la vue du sang ? Allez voir un autre film. Et ouaip, Le labyrinthe de Pan est avant tout un film sur la guerre des franquistes. Donc totalement impossible à faire dans la joie et la bonne humeur. En avant couteaux qui se plantent dans les differentes parties du corps, explosions de sang après l'impacte brutale d'une balle de révolver,
transformation d'un visage en un plat de bolognaise avec une bouteille d'alcool, sans oublier les... Bon ok j'arrête, je pense que vous avez compris.
Supportant très bien tout cela (merci le 20h) j'ai par contre été pétrifié de terreur devant le Pale Man. Une des rares créatures magiques du film ressemblant à peu près à un humain d'une maigreur incroyable, un visage aveugle, des longues mains aux griffes noires... gloups.

Le mot de la fin :

Le Labyrinthe de Pan est malgrès tout le film le plus poètique que j'ai jamais vu, on se laisse hypnotiser par la berçeuse de Mercedes tout du long du film, les yeux rivés sur l'enchainement des images. On est figé d'effroi devant les actes du Capitaine, on frissonne avec Mercedes et on est plongé dans la cruelle tristesse que subit Ofélia tout du long du film (les Malheurs de Sophie ont l'air d'être une comédie américaine de série B, à coté).


Bref, chef d'oeuvre.Je vous recommande donc de le voir et j'espère que vous l'aimerez autant que moi... ;)


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